21 - 24 JUNE 2021 / EDITION N°32

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Sunny Side of the Doc
16
Fév

[Global Doc] Retour sur « La Baie de Naples : La Colère des Volcans » avec Massimo My, fondateur de MyMax Edutainment

Auteur, réalisateur et producteur, Massimo My est l’un des piliers de l’industrie documentaire italienne. En 2020, il a présenté à l’Edition Connectée de Sunny Side of the Doc l’unitaire « La Baie de Naples : La Colère des Volcans », réalisé par Laurence Thiriat. Il s’agit de la première coproduction sous l’égide de Global Doc, entre MyMax (Italie), Artline Films (France) avec la RAI Documentari et France Télévisions qui sera terminé mi-février 2021.

Massimo My évoque pour Sunny Side of the Doc la crise sanitaire et ses conséquences sur la communauté du documentaire en Italie, ses relations avec les producteurs internationaux ainsi que ses collaborations avec des musées et sites culturels italiens.

 Avoir un coproducteur international permet de monter de grosses productions avec une part importante de financement italien 

Pouvez-vous présenter votre parcours et l’activité de MyMax ?

Massimo My : Dans les années 1980, j’ai commencé comme réalisateur en images de synthèse (CGI) et travaillé avec de nombreux producteurs et diffuseurs en Italie, notamment avec RAI 2 pour la série « Les voyageurs » (« Voyager ») pour laquelle nous réalisions tous les effets spéciaux sur des programmes Histoire et Archéologie.

En 2004, j’ai fondé MyMax Edutainment Ltd., qui est spécialisée dans la réalisation d’effets visuels et la production documentaire. Le marché avait changé et comme j’avais eu une expérience dans le documentaire en 1998, j’ai décidé de réorienter mon activité sur ce genre. Pour apprendre et développer mon réseau, j’ai participé à de nombreux marchés, notamment Sunny Side of the Doc, où j’ai pu nouer des relations professionnelles majeures avec des partenaires comme KTO Productions, Arte ou encore la ZDF en 2019.

L’autre grand rendez-vous est naturellement celui organisé par DocIT, l’association des documentaristes italienne, dont je suis membre du board.

 

La crise sanitaire a-t-elle eu un impact sur vos tournages, notamment celui pour «La Baie de Naples : La Colère des Volcans» ?

Massimo My : Beaucoup de tournages ont été stoppés et à l’heure où je vous parle, l’Italie est divisée en trois zones en fonction du niveau d’épidémie de Covid-19. Nous avons la chance de pouvoir tourner entre juillet et septembre, alors que nous étions sortis du premier confinement et pas encore entré dans le second. Nous en sommes forcément ravis car cela va nous permettre de terminer le film dans les délais, soit Février 2021.

Pour d’autres, la situation est plus complexe en effet…

 

Votre double profil comme producteur de documentaires et producteur d’effets visuels vous a-t-il ouvert d’autres portes que celles des chaînes de télévision ?

Massimo My : Indirectement oui. Comme je le disais, j’ai un background de VFX et testé la réalité virtuelle à quelques occasions. Entre 2005 et 2012, j’ai ainsi travaillé pour des musées de Rome, et particulièrement ceux du Capitole, en réalisant des reconstitutions virtuelles de la Rome Antique soit pour la télévision soit pour l’édition DVD.

Et en 2021, nous avons un projet avec Galaxie Presse autour de la civilisation étrusque.

 

Existe-t-il un vrai réseau entre producteurs, chaînes de télévision et musées ?

Massimo My : Il y a très peu d’exemples de collaborations de ce genre tout simplement car il n’y a pas de programmes de développement au niveau national. Dans la relation entre un musée et un producteur, je dirais qu’il s’agit plus d’une initiative personnelle d’une équipe de médiation qui imagine un projet. Plus rarement, le producteur peut, de son côté, soumettre un projet en lien avec le musée mais c’est encore des phénomènes rares.

Par contre, le e-learning est un secteur qui tend à se développer fortement, surtout avec les phases de confinement successifs. Par exemple, History Channel, qui est disponible sur la plateforme Sky, développe actuellement des contenus en VR, AR et multimédia interactif pour proposer des contenus attractifs au système scolaire.

Comment qualifieriez-vous le système de financement italien pour le documentaire ?

Massimo My : Difficile ? Plus sérieusement, disons que l’argent existe mais que son obtention est parfois complexe. Avoir un coproducteur international est un atout. Par exemple, j’ai plusieurs projets pour 2021 avec la France, l’Allemagne, l’Autriche ; MyMax est en développement sur une série avec la NHK intitulée « La science des miracles ». Il s’agit d’une série scientifique qui s’attache aux guérisons inexpliquées par la science et que l’église qualifie de miracle.

Lorsque vous avez un sujet porteur et, surtout, un coproducteur international, le dialogue avec les guichets s’en trouve largement facilité et on peut monter de grosses productions.

Pour preuve, « La Baie de Naples : La Colère des Volcans » dispose d’une enveloppe de 700 000 € dont 200 K€ viennent d’Italie, à parts égales entre la Rai et le fonds régional de Campanie. A cela, s’ajoutent 115 000 € de crédit d’impôt et nous espérons dans les prochains mois obtenir de la part du Fonds National de Production – l’équivalent de votre CNC) entre 80 et 100 K€. Si tout se passe bien, ce seront 400 000 € qui seront d’origine italienne… ça laisse rêveur, non ?

L’idée c’est d’avoir un long développement pour s’assurer des financements, étape par étape.

 

Que représente Sunny Side of the Doc pour vous ?

Massimo My : Un marché exceptionnel où j’ai beaucoup appris et constitué mon réseau de partenaires comme je vous l’ai dit. Pour moi, il y a trois rendez-vous dans l’année : Sunny Side of the Doc, World Congress of Science & Factual Producers et IDS (Italian DOC Screenings). J’ai hâte de revenir à La Rochelle en juin prochain !

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