21 - 24 JUNE 2021 / EDITION N°32

Blog

Sunny Side of the Doc
3
Déc

En discussion avec Paul Chaine, Chef de Service – Développement Numérique au Château de Versailles

Nous traversons sans doute une période de changement sans précédent, mais dans l’incertitude réside aussi le pouvoir de défendre ce qui nous lie, le genre documentaire et les nouvelles narrations. Ce n’est pas le moment de se décourager mais d’agir et d’interagir ! Portrait d’une stratégie numérique en période de crise, avec Paul Chaine, Chef de Service du Développement Numérique au Château de Versailles.

Quel est l’impact de la crise sanitaire sur l’activité du Château de Versailles ?

Paul Chaine, Chef de Service : Développement Numérique, Château de Versailles

Nous avons dû faire face à une perte de recettes très conséquente, en lien direct avec la période du premier confinement d’abord et qui se poursuit encore actuellement. Notre visitorat se compose à 80% de touristes étrangers à Versailles dans le Château et les jardins.

Si le déconfinement nous a permis de retrouver avec bonheur nos visiteurs, français principalement, mais, même dans cette période, la fréquentation n’a pas été aussi importante que les années précédentes à cette même période. Si les week-ends ont de nouveau affiché de bons résultats pendant les mois du déconfinement, ce n’était pas le cas des autres jours de la semaine, les français se trouvant au travail.


Dans ce contexte de confinement et en l’absence de tourisme étranger, quelles stratégies le Château de Versailles a-t-il mis en place ?

Je dirais avant tout que nous continuons de diffuser de nombreux contenus, pour certains originaux et inédits et d’autres nouveaux, dans leurs formats notamment . Nous avons donc publié des contenus en ligne variés : vidéos donc, podcasts, visites virtuelles, expositions virtuelles, quizz sur les réseaux sociaux, live, …

 


« Versailles VR : Le Château est à vous »


Ces contenus en ligne, outre votre catalogue, sont-ils voués à augmenter en termes de volume ?

Assurément. Nous allons continuer à produire beaucoup de contenus vidéos avec un rythme de diffusion soutenu à raison d’un film par semaine environ. Notre réflexion se porte également sur les publics empêchés dans une acception bien plus large que ce que le terme recouvre normalement car désormais bon nombre de touristes internationaux ne peuvent plus se déplacer. Il faut donc concevoir des contenus adaptés et réalisés pour ces publics en manque de Versailles.

Nous devrions pouvoir montrer de belles choses à PiXii en juin 2021…


Revivez l’interview Meet the Executives de Paul Chaine dans son intégralité grâce aux replays de l’Édition Connectée !


Au-delà des vidéos, quels sont les autres axes de réflexion ?

Nous annoncerons plusieurs initiatives cet hiver autour de la médiation numérique sous des formes que nous espérons intéressantes et innovantes.

La réalité augmentée fait partie des nouvelles formes auxquelles nous réfléchissons. Nous poursuivons nos collaborations avec Google Arts and Culture bien évidemment.


« Virtually Versailles » est une exposition itinérante qui fonctionne bien sur ces dernières implantations. Où en êtes-vous pour les prochains mois ?

En effet, « Virtually Versailles » poursuit son développement et va s’exposer dans 8 villes de Chine à partir de cet hiver. Ce dispositif très innovant permet de montrer Versailles différemment, avec les outils numériques, et de s’implanter dans différents lieux : musées, centres commerciaux, galeries, …

« Virtually Versailles » à Singapour


Au regard de cette situation économique dégradée, votre politique d’investissement et de coproduction dans les contenus numériques et immersifs est-elle revue à la baisse voire stoppée ?

Non. Nous devons faire face à une perte de recettes mais nous ne pouvons pas nous permettre de tout arrêter et d’attendre des jours meilleurs. Ce serait une erreur. Il est évident que nous poursuivons nos développements et demeurons ouverts à de nouveaux projets et de nouvelles idées – immersives ou non – dans une logique liée à la visite in situ. Sociétés de production, chaînes de télévisions, éditeurs de jeu vidéo…, je crois que nous devons tous travailler dans ce sens pour continuer à mettre en valeur notre patrimoine au travers de contenus à haute valeur ajoutée.

Leave a Reply

For security, use of Google's reCAPTCHA service is required which is subject to the Google Privacy Policy and Terms of Use.

If you agree to these terms, please click here.